Rêve d'une petite fille, angoisse d'une adolescence, et espoire d'une jeune fille

Publié le par Brown

Coucou les filles,

 

Je viens vous faire part de mon évolution de pensée depuis mon parcours naturel.

Comme vous le savez (ou pas d'ailleurs), je suis naturelle depuis toujours.

Je n'ai jamais défrisé mes cheveux, ce n'est pas pour autant que je les ai accepté tout de suite.

 

Quand j'étais plus petite (en primaire), mon rève était de pouvoir faire un chouchou (attacher mes cheveux) comme les copines : blacks défrisées, ou blanches.

 

Ma mère à ce moment nous faisait souvent les horribles tresses au fil. On avait l'air d'entennes paraboliques...

Bon elle ne nous a pas tant détesté, elle essayé de nous faire des tresses originales, avec un style original.

Bon je vous épargne les photos dossiers lOol.

 

Ma mère a veillé sur nos cheveux pendant tous notre primaires et collège également.

 

Quand on est petit on ne fait pas attention que l'on est différent. Mais en grandissant on se rend compte que l'on n'est pas comme tout le monde, que l'on n'a pas la même couleurs, pas la même texture de cheveux.

 

On se construit doucement notamment à l'adolescence. La période la plus difficile selon moi est le collège.

On est en pleine construction de soi, mais on est aussi très débile...

 

On veut faire comme les autres, mais que faire quand on ne peut pas?

 

Je voyais mes amies blacks avec leurs cheveux défrisées, certaines se moquaient d'autres me plaignaient. J'ai donc commencé à aimer et a détester mes cheveux.

 

Aimer car ils poussaient, j'arrivais à les attacher, et j'avais du volume, mais je les détestais car je ne pouvais rien en faire, ma mère refusant de me les défriser.

 

J'avais donc trouvé une stratégie, qui me permettait de faire, presque, comme toute les filles.

LES TRESSES AVEC RAJOUTS.

 

J'ai donc caché mes cheveux ainsi jusqu'à mes 18ans.

 

Une fois j'ai dû aller en vanilles au lycée, mais cela avait, selon moi, trop attiré l'attention, et la curiosité. J'ai vite abandonné.

 

Plus on grandit et plus l'on se pose de question, et surtout par rapport aux garçons. Et pour ma part j'avais une question qui me perturbait.

 

Comment allais-je donc faire lorsque j'aurai un copain? Et pire encore comment allais-je donc faire quand je serai marié?

 

Je ne pourrai pas cacher éternellement cette cheveleure grandissante, je dirai même plus je n'allais pas continuer à me cacher derrière ces mèches.

Qu'allait-il penser de moi?

 

Il faut savoir que mes parents ne m'ont jamais présenté le cheveux crépus comme étant une mauvaise chose en soie. Mon père est un fan de naturel et il n'aime pas du tout l'artificiel.

Cependant mon entourage était défrisé ainsi que ma mère.

 

Ce cocktail molotof ainsi que toutes ces questions m'ont encore plus décidé à défriser mes cheveux.

 

Tentative vaine, face à l'ardeur de ma mère.

 

Cependant arrivée à mes 18ans, ma mère semblait plus coulante, sans pour autant me soutenir dans cette voie.

 

Elle m'a juste dit " si tu veux défriser maintenant, c'est toi qui voit, mais il ne faudra pas pleurer après quand tu auras le RAYON BLEU".

 

Phrase que je n'oublierai pas lOol.

 

J'ai donc décidé de faire un test juste pour voir ce que cela donnait les cheveux lisses sur moi.

J'ai donc confié mes cheveux à une amie blanche QUE J AIME BEAUCOUP, afin qu'elle me fasse un lissage.

 

Résultat: cheveux long, volumineux et secs... Ma mère m'a coupé les cheveux 1 semaines après.

 

Ca m'a fait très mal, mais j'ai pris conscience que je devais garder mes cheveux tels qu'ils étaient, et que je devais les assumer. Car c'était une partie de moi. C'est vrai que cela parait débile de dire ca car il s'agit de cheveux, mais d'une certaine façon ca m'a permis de m'accepter moi-même et d'être mieux dans mes baskets.

Il faut savoir qu'un rien peut provoquer des complexes, les boutons à l'adolescence par ex.

 

Grand paradoxe, on me trouvait plus jolie avec mes vanilles, plus originales, et aussi plus antillaise mdrr (mais passons).

Du coup je n'avais plus de soucis par rapport aux regards des autres et à mes éventuelles relations relations futures.

 

Pour ma part l'acceptation de mes cheveux m'a libéré d'un gros soucis,

ca m'a permis de m'accepter un peu plus.

 

 

Publié dans Et si on en parlait

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